Ce Festival a lieu chaque année du 15 octobre au 30 novembre dans toute la France et à l’international. A partir d’une sélection de films documentaires, il invite à des débats ouverts et participatifs sur les enjeux agricoles et alimentaires Nord/Sud.

Il est coordonné au niveau national pour le CFSI et en région par Horizons Solidaires.

N’hésitez pas à consulter nos fiches pratiques ci-contre ou le site national du Festival.

Programmation des séances ALIMENTERRE 2019 en Normandie à venir prochainement

Des Séances normandes sont également initiées à l’international – Cliquer sur l’image en bas :

 

Contact Horizons Solidaires :

Téléphone : 02 31 84 39 09

Hélène

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Appel à participation Festival AlimenTerre 2019

Organiser un événement dans le cadre du Festival ALIMENTERRE Vous êtes enseignant, bénévole dans une association de solidarité internationale, acteur de la transition alimentaire...

Sélections des films 2019

Elles sèment le monde de demain

Un film de ONG Entraide et Fraternité – 24′
Une production de l’association Switch – 2018

Langues du film : Kirundi et Swahili (sous-titres français)

Thèmes : Agriculture familiale et paysanne, solidarité, femmes, initiatives locales (Burundi, RDC) 

Entre la République Démocratique du Congo et le Burundi, s’étendent les Grands Lacs. Dans cette région rurale, les familles dépendent de l’agriculture pour vivre. Mais ici, les paysans sont surtout des paysannes. Elles mettent en place des cours d’alphabétisation, des formations et sont à l’initiative de coopératives de production et de vente. A travers leurs témoignages, nous découvrons l’importance du rôle des femmes dans la vie de la communauté et leur contribution pour la réduction de la pauvreté dans leur village. 

C’est un très beau film sur des actions menées par des femmes qui ont osé choisir l’émancipation, la liberté, l’innovation plutôt que la résignation. Ce documentaire positif montre la solidarité entre femmes dans une région d’Afrique de l’Est. Véritables piliers de leur famille, ces femmes s’entraident pour améliorer leur quotidien à travers la mise en place d’initiatives collectives et leur participation dans la vie de leur village. Ce film ne manquera pas de susciter des discussions sur la place des femmes dans le monde agricole ici et ailleurs. A partir de 14 ans.  

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Burkinabé Bounty, agroécologie au Burkina Faso

Un film de Iara Lee – 37′
Une production Caipirinha Productions – 2018

Langues du film : Anglais, français, moore (sous-titres français)

Thèmes : Souveraineté alimentaire, agriculture paysanne et familiale, mobilisation citoyenne, semences – OGM, agroécologie, multinationales (Burkina Faso) 

Ce documentaire décrit la résistance agricole et la lutte pour la souveraineté alimentaire au Burkina Faso, pays enclavé d’Afrique de l’Ouest. À travers le témoignage d’activistes, d’étudiants et d’artistes, le film examine comment les Burkinabés revendiquent leurs terres et défendent leurs traditions contre l’invasion de l’agro-industrie. Des femmes qui gagnent leur indépendance économique en vendant de la bière artisanale « dolo » aux jeunes qui défilent dans les rues contre des compagnies comme Monsanto, et aux musiciens hip-hop qui créent leurs propres fermes et font revivre l’esprit révolutionnaire de Thomas Sankara, Burkinabè Bounty montre les tactiques créatives utilisées par les Burkinabés pour reprendre le contrôle de leur nourriture, de leurs semences et de leur avenir.

Ce documentaire entraînant donne la parole aux artistes, activistes et artisans burkinabés qui s’engagent pour l’agroécologie, la promotion des produits locaux et leur souveraineté alimentaire. Original, le film laisse une grande place à la musique. L’art et l’agriculture ne contribuent pas seulement à la culture de ce pays mais sont aussi des moyens de résistance et des lieux d’imagination. La parole de ces jeunes et moins jeunes, femmes et hommes, entrent en résonance avec des problématiques que nous connaissons également en France. Ce film plein d’espoir montre une société civile dynamique et solidaire d’Afrique, de quoi contredire de nombreux préjugés. A partir de 12 ans. 

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Les dépossédés

Un film de Mathieu Roy – 76′
Une production FunFilms – 2017

Langues du film : Anglais, français et hindi (sous-titres français)

Thèmes : Agrobusiness, fertilité des sols, biodiversité, libre-échange, politique agricole, concurrence entre paysans, suicide des paysans, migrations (Brésil, Canada, Inde, Malawi, RDC, Suisse) 

Les dépossédés est un voyage dans la réalité quotidienne des petits agriculteurs qui peinent à joindre les deux bouts. Dans un monde où l’agriculture industrielle règne en maître, la production d’aliments demeure l’une des professions les moins bien rémunérés de la planète. À mi-chemin entre le cinéma vérité et l’essai, ce film explore les mécanismes propulsant les agriculteurs dans une spirale de désespoir, d’endettement et de dépossession. Tourné en Inde, en République Démocratique du Congo, au Malawi, en Suisse, au Brésil et au Canada, et porté par des prises de vue magnifiques et des entrevues captivantes, Les Dépossédés suit les migrations des paysans depuis leurs terres jusqu’aux chantiers de construction de mégalopoles.

Ce documentaire explore les causes de la situation difficile des agriculteurs de tous les continents confrontés à la concurrence des marchés internationaux. Des interviews d’économistes, longues et acérées, expliquent les mécanismes du commerce international qui ont mené à une fragilisation et parfois à l’exclusion des plus vulnérables. Les traités de libre échange asymétriques, l’accaparement des terres et l’exode des paysans vers les villes sont abordés. A charge contre le système alimentaire libéralisé, ce film pointe du doigt les nombreuses injustices à travers la planète. Les images très fortes ne manqueront pas de susciter de vives émotions. Il sera donc important de prévoir un temps pour échanger et réfléchir aux solutions pour construire un système agricole viable et équitable. A partir de 15 ans.

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Quinoa : prenez-en de la graine !

Un film de Clémentine Mazoyer -52′
Une production STP Production – 2018

Langues du film : Français, espagnol (sous-titres français) 

Thèmes : Filière et transformation, agriculture intensive, agriculture paysanne, super aliment, tendance de consommation (Bolivie, Pérou, France) 

Depuis 20 ans, les consommateurs occidentaux découvrent les vertus nutritives du quinoa et la consommation de cette graine a littéralement explosé. Dans les grandes surfaces, aux cartes des restaurants, elle fait désormais partie du quotidien. Aujourd’hui, une partie est toujours produite dans la cordillère des Andes, à près de 4 000 mètres d’altitude. Sa culture s’effectue dans la pure tradition andine, à la main et sans produit chimique, car c’est une plante ultrarésistante. Mais son succès a fait des envieux. Il y a 10 ans, le Pérou s’est lancé dans la course et les modes de production ont évolué.

Ce documentaire sur la culture et le commerce de cette graine « latino » est pédagogique et interroge nos modes de consommation. Le format de ce reportage se démarque par son approche à la fois agronomique et géopolitique. En comprenant le fonctionnement de la filière quinoa, nous prenons conscience des dérives dues à l’industrialisation et la commercialisation de masse, qui ont abouti à transformer génétiquement cette graine. Les gains de temps obtenus impliquent le recours à des pesticides sur une plante à l’origine très robuste. La demande croissante de quinoa sur les marchés internationaux bouleverse aussi des équilibres régionaux avec un renforcement de la concurrence entre pays producteurs. Dès 12 ans  

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Les cantines scolaires de la région de Dakar

Un film de Dominique Guélette / Production du GRDR, dans le cadre d’un programme financé par l’UE, l’AFD, la Fondation de France, la CEDEAO, le CFSI / Sous-titres français / 2018 /  17′ 

Thèmes : Education, santé, nutrition, consommer local, agriculture familiale, restauration colelctive, handicap, jeunesse (Sénégal) 

A Dakar, seules les 1,7 % des écoles primaires disposent d’une cantine scolaire. 1 enfant sur 2 arrive à l’école le matin sans avoir pris de petit déjeuner et 1 sur 3 souffre de carence en vitamines et minéraux. Pourtant la région de Dakar est une zone de production importante puisqu’on y compte 3000 exploitations agricoles et 30 % de la production maraîchère de l’ensemble du Sénégal provient de cette région. Depuis deux ans, une association participe à la mise en place et à l’organisation de cantines dans 5 écoles des quartiers pauvres de ville en les mettant en relation avec des producteurs locaux. Ceci permet aux enfants d’avoir une alimentation saine, favorise leurs parcours scolaire et diminue l’absentéisme, et garantit des débouchés réguliers pour les producteurs agricoles locaux.

A partir d’une initiative soutenue par le GRDR au Sénégal, ce beau court métrage fait le lien avec un sujet fortement abordé en France : la relocalisation de l’alimentation. Sans entrer dans l’écueil du film promotionnel, ce film permet de réaliser que nous partageons des enjeux communs avec le continent africain, et que là-bas aussi des solutions existent. Ce projet de cantines scolaires nous interroge sur les liens entre scolarité et éducation, le rôle du gouvernement et celui de la société civile.  La réussite de ce projet soulève l’enjeu de passer d’une consommation de produits importés au consommer local. Dès 12 ans.  

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Cacao, enfants pris au piège

Un film de Paul Moreira – 35′
Une production Premières Lignes Télévisions, Java Films et France Télévisions – 2018 – français 

Thèmes : Transformation et filière, travail des enfants, agrobusiness, ONG, pesticides, commerce équitable (Côte d’Ivoire)

En 2001, la lucrative industrie du chocolat s’engageait, sous la pression des ONG, à faire disparaître le travail des enfants dans les plantations où elle se fournit en cacao, et ce avant 2006. Dix-huit ans plus tard, cette promesse a-t-elle été tenue ? La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, a déployé de réels efforts pour endiguer un fléau perçu comme une honte dans le pays. Des écoles ont été construites, les cultivateurs formés. Partout à la télévision, des avis rappellent que le travail des enfants est interdit. Pourtant, l’exploitation des enfants n’a pas disparu.

Un reportage à charge qui démontre l’inaction des multinationales du cacao dans le respect de leurs engagements vis-à-vis de l’élimination du travail des enfants. Des enfants originaires pour la plupart du pays voisin, le Burkina Faso, sont vendus par leurs parents et réduits en esclavage dans des plantations illégales de cacaoyers. Les images et le récit choquent et nous font prendre conscience de l’importance mais aussi de la difficulté de connaître l’origine de ce que nous consommons. Ce documentaire interroge les moyens possibles pour permettre une meilleure rémunération des paysans du Sud. Le commerce équitable est évoqué comme piste de solution bien que la traçabilité du cacao soit parfois difficile à vérifier. Un temps de contextualisation est à prévoir en amont ou en aval de la projection. A partir de 15 ans.

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Faut-il arrêter de manger des animaux ?

Un film de Benoît Bringer – 70′
Une production Premières Lignes Télévision, Java Films et France Télévisions – 2018 

Thèmes : élevage, agro-industrie, commerce international, alternatives (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Portugal)

C’est l’histoire d’une quête personnelle et universelle : est-il possible de manger des animaux en respectant leur bien-être, la planète et notre santé ? Alors qu’il devient père pour la première fois, le journaliste d’investigation Benoît Bringer s’interroge sur ce qu’il donne à manger à son fils. Pour nourrir une population toujours plus nombreuse, le monde s’est lancé dans une course à la productivité frénétique qui engendre une cruauté souvent ignorée à l’encontre des animaux, mais aussi des problèmes sanitaires et environnementaux majeurs. Nous commençons à en prendre conscience, mais y-a-t-il une alternative ? Benoît Bringer part enquêter d’un bout à l’autre de la planète pour révéler les terribles excès de l’élevage industriel et surtout savoir s’il est possible de faire autrement. En allant à la rencontre de femmes et d’hommes qui inventent un autre élevage respectueux de la nature et des animaux, ce film met bout à bout les initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà et qui pourraient être demain notre mode de consommation. 

Ce documentaire positif et optimiste aborde un sujet d’actualité : la production et consommation de viande. Face à l’impact de la pêche et l’élevage industriels sur la santé, le bien-être animal et la planète, il présente des alternatives : vaches nourries à l’herbe, élevage de poules en plein air, pêche à la palangre, agroforesterie, abattoir mobile, circuit-court, etc. En donnant la parole à celles et ceux qui portent ces initiatives en France, aux Etats-Unis, en Suède, en Allemagne et au Portugal, il démontre qu’un autre élevage est possible et met l’accent sur le rôle du consommateur pour soutenir un élevage respectueux des animaux et de planète. Des images dans des abattoirs pouvant heurter le jeune public, le comité de sélection recommande la diffusion du film à un public âgé de 12 ans et plus. 

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Poisson d'or, poisson africain

Un film de Thomas Grand et Moussa Diop – 52′
Une production ZideoProd – 2018

Wolof (sous-titres français)

Thèmes : Pêche, commerce international, sécurité alimentaire, migrations intra-africaines, environnement (Sénégal)

La région de Casamance, au sud du Sénégal est une des dernières zones refuges en Afrique de l’Ouest pour un nombre croissant de pêcheurs artisans, de transformateurs et de travailleurs migrants. Face à une concurrence extérieure de plus en plus forte ces femmes et ces hommes résistent en contribuant grâce à leur labeur à la sécurité alimentaire de nombreux pays africains. Mais pour combien de temps encore ? 

Ce film traite d’un sujet peu abordé par le festival ces dernières années : celui de la pêche artisanale. Il témoigne des conditions de vie très difficiles des travailleurs du port de Casamance au Sénégal en montrant les acteurs de l’ensemble de la filière (pêcheurs, porteurs, sécheurs, commerçants). Véritable point névralgique de l’économie de la région, ce port vit d’une pêche artisanale qui permet d’offrir une source de protéines bon marché à l’ensemble de la sous-région. Elle implique néanmoins des conditions de travail extrêmement difficiles et l’utilisation de ressources menacées, comme le bois pour fumer les poissons. L’installation d’usines de transformation du poisson et d’une pêche industrielle pourrait bouleverser ces savoir-faire artisanaux et les modes de vie de ceux et celles qui en vivent. A partir de 15 ans.

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