Justine Dessille effectue son stage universitaire au sein d’Horizons Solidaires. Elle est étudiante en DUT carrières sociales à l’université du Havre. Dans cet article, Justine nous raconte le déroulement de la rencontre et ce qu’elle en a retiré.

La rencontre a commencé par un quizz sur les préjugés et  idées reçues sur la migration :
– 8,5 % de la population française est immigrée,
– Seulement 6,4 % de la population en France est étrangère,
– Une personne peut être immigrée et française,
– Entre 2003 et 2008, la population qui s’est le plus installée en Normandie est d’origine britannique (30 %), loin devant les Algériens (6 %) et les Marocains (5 %).
Suite à cela, nous avons eu l’intervention de Monsieur Marc POTTIER, maire de Colombelles et historien. Il nous explique en quoi la France et particulièrement la Normandie, est historiquement une terre d’immigration et pourquoi l’intégration se passe plus ou moins bien.
Dans un contexte économique difficile, nous avons eu besoin de populations étrangères et surtout de main-d’œuvre. Cependant, cette immigration était catégorisée comme inassimilable, potentiellement incapable de s’initier à la culture française. Beaucoup sont donc repartis dans leur pays après la reconstruction de la France.
Monsieur POTTIER finit par conclure que nous avons eu et nous aurons besoin des immigrés. Leur intégration influe suivant le contexte économique et social ; se pose donc la question de l’acceptation politique et sociétale dans une société où il est si facile de stigmatiser.
Après le troisième temps de pause autour d’un thé, ce fût le moment du débat municipal fictif dans lequel chaque personne présente (présumée élue) a pris la parole pour parler de ses expériences et offrir des propositions pour une ville inclusive.
Nous nous apercevons que nous ne possédons pas toutes les informations nous permettant de transmettre aux autres des données sur les phénomènes migratoires. L’intervention de M. POTTIER et le quizz ont permis de souligner cette réflexion.
Cette activité est très instructive puisque nous posons les bases sur les différences entre les termes : migrant, immigré, étranger… Le vocabulaire employé tout comme la connaissance sont primordiaux pour éviter les stigmatisations et les idées reçues.
L’organisation était vivante, elle permet en même temps une écoute attentive et captivante. L’approche de ces problématiques auprès des milieux populaires est intéressante puisque les médias nous envoient un discours parfois différent sur les populations en difficulté. Aussi grâce à ces expériences vécues et un rappel de l’histoire de la France et de la Normandie, notre vision s’ouvrira sur un horizon plus humaniste.