Le festival ALIMENTERRE a vu le jour en 2007 dans un cinéma parisien. Depuis, il est devenu un événement international sur l’alimentation durable et solidaire organisé chaque année du 15 octobre au 30 novembre. Autour d’une sélection de 8 films documentaires, il amène les citoyens à s’informer et comprendre les enjeux agricoles et alimentaires en France et dans le monde, afin qu’ils participent à la co-construction de systèmes alimentaires durables et solidaires et au droit à l’alimentation.

Cette année, en Normandie, ce sont plus de 60 organisateurs et une centaine de projections organisées sur le territoire qui ont participé à la sensibilisation du public normand, grand public ou public scolaire, aux enjeux agricoles mondiaux et aux combats menés par les agriculteurs, où qu’ils soient. Le Festival permet également de se pencher sur la question des interdépendances qui existent entre les systèmes agricoles des pays du Nord et les pays du Sud.

Les organisateurs et participants proviennent de tous horizons : des collectivités, des lycées généraux ou agricoles, des associations ou des maisons de quartier ont participé à ces événements pour un rayonnement régional et une sensibilisation importante.

 

Voici les 8 films sélectionnés pour l’édition 2019 du Festival : 

Burkinbè Bounty : un moyen métrage réalisé par Iara Lee

Résultat de recherche d'images pour "burkinabé bounty"Ce documentaire décrit la résistance agricole et la lutte pour la souveraineté alimentaire au Burkina Faso, pays enclavé d’Afrique de l’Ouest. À travers le témoignage d’activistes, d’étudiants et d’artistes, le film examine comment les Burkinabés revendiquent leurs terres et défendent leurs traditions contre l’invasion de l’agro-industrie. Des femmes qui gagnent leur indépendance économique en vendant de la bière artisanale « dolo » aux jeunes qui défilent dans les rues contre des compagnies comme Monsanto, et aux musiciens hip-hop qui créent leurs propres fermes et font revivre l’esprit révolutionnaire de Thomas Sankara, Burkinabè Bounty montre les tactiques créatives utilisées par les Burkinabés pour reprendre le contrôle de leur nourriture, de leurs semences et de leur avenir.

 

Cacao, les enfants pris au piège : Un moyen métrage réalisé par Paul Moreira.

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© Pedro Brito de Fonseca

En 2001, la lucrative industrie du chocolat s’engageait, sous la pression des ONG, à faire disparaître le travail des enfants dans les plantations où elle se fournit en cacao, et ce avant 2006. Dix-huit ans plus tard, cette promesse a-t-elle été tenue ? La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, a déployé de réels efforts pour endiguer un fléau perçu comme une honte dans le pays. Des écoles ont été construites, les cultivateurs formés. Partout à la télévision, des avis rappellent que le travail des enfants est interdit. Pourtant, l’exploitation des enfants n’a pas disparu.

 

Elles sèment le monde de demain : un court métrage produit par Association Switch

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© switch asbl

Entre la République Démocratique du Congo et le Burundi, s’étendent les Grands Lacs. Dans cette région rurale, les familles dépendent de l’agriculture pour vivre. Mais ici, les paysans sont surtout des paysannes. Elles mettent en place des cours d’alphabétisation, des formations, et sont à l’initiative de coopératives de production et de vente. Nous découvrons l’importance du rôle des femmes dans la vie de la communauté et leur contribution pour la réduction de la pauvreté dans leur village.

 

Les cantines de la région de Dakar : un court métrage réalisé par Dominique Guélette.

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© GRDR

A Dakar, seules 1,7 % des écoles primaires disposent d’une cantine scolaire. 1 enfant sur 2 arrive à l’école le matin sans avoir pris de petit déjeuner et 1 sur 3 souffre de carence en vitamines et minéraux. Pourtant la région de Dakar est une zone de production importante, puisqu’on y compte 3 000 exploitations agricoles et 30 % de la production maraîchère de l’ensemble du Sénégal provient de cette région. Depuis deux ans, une association participe à la mise en place et à l’organisation de cantines dans 5 écoles des quartiers pauvres de ville en les mettant en relation avec des producteurs locaux.

 

Les dépossédés : un film réalisé par Mathieu Roy.

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© Mathieu Roy

Les dépossédés est un voyage dans la réalité quotidienne des petits agriculteurs qui peinent à joindre les deux bouts. Dans un monde où l’agriculture industrielle règne en maître, la production d’aliments demeure l’une des professions les moins bien rémunérées de la planète. À mi-chemin entre le cinéma vérité et l’essai, ce film explore les mécanismes propulsant les agriculteurs dans une spirale de désespoir, d’endettement et de dépossession. Tourné en Inde, en République Démocratique du Congo, au Malawi, en Suisse, au Brésil et au Canada, et porté par des prises de vue magnifiques et des entrevues captivantes, Les dépossédés suit les migrations des paysans depuis leurs terres jusqu’aux chantiers de construction de mégalopoles.

 

Faut-il arrêter de manger les animaux ? : Un film de Benoit Bringer

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© Mathias Denizo

C’est l’histoire d’une quête personnelle et universelle : est-il possible de manger des animaux en respectant leur bien-être, la planète et notre santé ? Alors qu’il devient père pour la première fois, le journaliste d’investigation Benoît Bringer s’interroge sur ce qu’il donne à manger à son fils. Pour nourrir une population toujours plus nombreuse, le monde s’est lancé dans une course à la productivité frénétique qui engendre une cruauté souvent ignorée à l’encontre des animaux, mais aussi des problèmes sanitaires et environnementaux majeurs. Nous commençons à en prendre conscience, mais y-a-t-il une alternative ? Benoît Bringer part enquêter d’un bout à l’autre de la planète pour révéler les terribles excès de l’élevage industriel et surtout savoir s’il est possible de faire autrement.

 

Quinoa prenez-en de la graine ! : Un film de Clémentine Mazoyer

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© STP-Production

Depuis 20 ans, les consommateurs occidentaux découvrent les vertus nutritives du quinoa et la consommation de cette graine a littéralement explosé. Aujourd’hui, une partie est toujours produite dans la cordillère des Andes, à près de 4 000 mètres d’altitude. Sa culture s’effectue dans la pure tradition andine, à la main et sans produit chimique, car c’est une plante ultrarésistante. Mais son succès a fait des envieux. Il y a 10 ans, le Pérou s’est lancé dans la course et les modes de production ont évolué.

 

Poisson d’or, poisson africain : un film réalisé par Thomas Grand / Moussa Diop

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© Thomas Grand

La région de Casamance, au sud du Sénégal est une des dernières zones refuges en Afrique de l’Ouest pour un nombre croissant de pêcheurs artisans, de transformateurs et de travailleurs migrants. Face à une concurrence extérieure de plus en plus forte ces femmes et ces hommes résistent en contribuant grâce à leur labeur à la sécurité alimentaire de nombreux pays africains. Mais pour combien de temps encore ?

 

 

 

TEMPS FORT DU FESTIVAL : l’accueil d’Oumou Khairy DIALLO, paysanne et présidente du DIRFEL.

 

Du 15 au 17 Novembre, nous avons accueilli Oumou Khairy DIALLO, paysanne de la région de Kaolack au Sénégal et présidente du Directoire Régional des Femmes en Elevage de Kaolack (DIRFEL). Elle a pu apporter sa vision, son expérience, son combat au quotidien dans les débats organisés après les séances, des échanges enrichissants nous sensibilisant à la situation des femmes et de l’agriculture dans sa région natale, et à ses méthodes traditionnelles d’agriculture plus respectueuses de notre planète.

 

Pour en savoir plus sur Oumou Khairy DIALLO et son intervention, cliquez ici.

 

Le Festival ALIMENTERRE est donc terminé, mais vous le retrouverez l’année prochaine, du 15 Octobre au 30 Novembre, avec une nouvelle programmation assurée d’être passionnante. A bientôt !